L’image de la semaine #12 : Dwyane Wade, un petit tour à la maison et puis s’en va ?

Dwyane Wade s'est blessé au coude et ratera la fin de saison

Quand un joueur rejoint l’équipe de sa ville de naissance, tout le monde est en général très content pour lui. Dwyane Wade a quitté son équipe de toujours, Miami, dans des conditions discutables mais on était pour autant ravis de le voir s’engager pour une équipe pleine d’espoir, celle de sa ville natale, Chicago.

Il l’assurait, le leader des Bulls, ce serait bien Jimmy Butler. Wade viendrait apporter son expérience et son intelligence de jeu pour compléter le 5 qui avait fière allure avec Rondo et Gibson. De nouveaux Bulls après le départ de Rose et Noah. Mais une saison NBA, c’est très long et dès qu’un petit grain de sable vient enrayer la machine, on a vite fait d’y aller plus que des plumes.

Une pré-retraite dorée dans sa ville natale ?

La première explosion a eu lieu hors vestiaire, suite à la sortie sur les réseaux sociaux de Rondo mettant en cause directement Wade sur son manque d’implication pendant les entraînements et son manque d’apport sur les jeunes. Ce même Rondo qui en fait ne faisait que répondre à l’allumage en règle sur les « jeunes » suite à une défaite contre Atlanta. Wade serait venu en pré-retraite à Chicago ? Ca ne lui ressemble pas…

My vets would never go to the media. They would come to the team. My vets didn’t pick and choose when they wanted to bring it. They brought it every time they stepped in the gym whether it was practice or a game. They didn’t take days off. My vets didn’t care about their numbers. My vets played for the team. When we lost, they wouldn’t blame us. They took responsibility and got in the gym. They showed the young guys what it meant to work. Even in Boston when we had the best record in the league, if we lost a game, you could hear a pin drop on the bus. They showed us the seriousness of the game. My vets didn’t have an influence on the coaching staff. They couldn’t change the plan because it didn’t work for them. I played under one of the greatest coaches, and he held everyone accountable. It takes 1-15 to win. When you isolate everyone, you can’t win consistently. I may be a lot of things, but I’m not a bad teammate. My goal is to pass what I learned along. The young guys work. They show up. They don’t deserve blame. If anything is questionable, it’s the leadership.

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Manifestement, l’équipe à réussi à surpasser tout ça, on a même pu voir Rondo revenir en jeu et dans le rythme. A tel point que l’on pouvait se demander si Fred Hoiberg, tant décrié du côté des fans des Bulls, n’avait pas été remplacé par les « vieux » de son équipe.

Alors que tout était encore jouable pour les Playoffs…

Le drame, contre Memphis, dans un choc au rebond avec Zach Randolph (une lutte pour être plus précis), Wade prend un premier coup, qu’il finira plus tard suite à un duel perdu avec Gasol. Résultat sans appel, fracture du coude, out pour le reste de la saison. Alors même que son équipe ne compte qu’une petite défaite de plus que le premier Playoffable, moche.

https://www.youtube.com/results?search_query=wade+elbow

Wade et les blessures, une constante

Il le reconnaît volontiers, sans blessure, il aurait sûrement pu viser encore plus haut. Lui qui a déjà 3 bagues, c’est dire s’il a été handicapé par les pépins physiques. C’est bien simple, Wade n’a jamais fait une saison à 82 matchs.
Son maximum ? 79 lors de la saison 2008-09. C’est d’ailleurs la saison de -presque- tous ses records avec 30,2 points, 7,5 passes et 2,2 interceptions de moyenne. Oui, monstrueux. Sur 14 saisons, c’est 5 saisons à moins de 60 matchs de saison régulière (on ne compte pas sa première saison à 61 matchs et 2014-15 à 62. La fragilité est là, mais pour autant quel génie, quel artiste quand il était en forme.

Oui, j’utilise l’imparfait, ce temps qui correspondant finalement si bien à Wade. Sa carrière a été formidable mais pas parfaite. Et à 34 ans, on a peur de dire qu’il risque de plonger vers une descente certaine…

Qui pour l’accueillir pour une dernière danse ?

Soyons sérieux, il mérite mieux que les Bulls -actuels !- pour finir sa carrière alors, tu rentres à la vraie maison Dwyane (Miami ?) pour faire plaisir à Papi Pat Riley à qui tu as tant brisé le coeur ? Ou tu vas aller tenter une nouvelle aventure sans lendemain pour tenter de glaner dans un vrai rôle de leader de la second unit, une quatrième bague ? Mais qui pour l’accueillir ? Pop ? Wade aux Spurs ? Sérieux ? Allez j’arrête le délire, on espère juste le revoir en forme, peu importe où pour qu’il nous régale encore quelques temps de ses fabuleux moves.

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