Oui. Le Nord.

Ils l’ont fait. Les Raptors ont offert le premier titre de leur très jeune histoire à leurs supporters, à leur ville, à leur pays, au Nord tout entier.
Toronto est sur un nuage, le Canada est au sommet du Monde au niveau Basket. Le peuple peut se lâcher, défiler dans les rues et hurler de joie, les dinos l’ont fait.
« We the North », un slogan tellement fort et tellement représentatif de l’état d’esprit de l’équipe des Raptors cette saison. Eux qui sous couvert des décisions prises par le talentueux Masai Ujiri à l’intersaison, après le dernier revert (le sweep) contre les Cavaliers lors des derniers Playoffs, ont su faire le ménage nécessaire. Difficile mais nécessaire de trader DeRozan. Valanciunas… des mecs qui ont bien sûr contribué à mener l’équipe si haut ces dernières saisons. Mais qui auront eu le malheur de ne pas leur permettre de passer la dernière marche.
Et virer un coach de l’année alors ? C’est facile ? Sans doute affreusement difficile. Dwane Casey est le plus à plaindre dans l’histoire, lui qui n’aura pas sa bague, au profit de son assistant depuis 5 ans, le rookie à présent champion Nick Nurse.
Nick Nurse pourrait d’ailleurs offrir le doublé à Toronto pour le titre de coach de l’année, ce ne serait pas choquant n’est-ce pas ?
Oui, j’écris un bloc, sans espace, sans titre, sans se soucier d’autre chose que sortir le sentiment premier que les Raptors ont fait un truc dingue. Un truc qui va plus loin que le basket.
On a vu le cheerleader numéro 1 Drake on fire, se dandiner comme jamais. Lui qui a tellement mis en avant son fanatisme pour son équipe de coeur, sa ville, il va pouvoir en prendre plein les yeux pendant une parade lundi, qui s’annonce somptueuse.
Et puis ces gars, Marc Gasol qui va chercher son titre, pouvant remonter les épaules à présent en face de son frérot Pau. Ibaka, malheureux du Thunder, frère ennemi de Durant qui va porter sa bague. Jeremy Lin ! Jeremy Lin est champion NBA, c’est magnifique pour toute son histoire. Les hauts et les bas incroyables, c’est Kyle Lowry qui pourrait en parler mieux que quiconque. Et pourtant, il est là, il est encore là au moment où il fallait l’être. Porter ses balls, continuer à bosser et soulever le trophée O’Brien. Pascal Siakam, sans conteste MIP de la saison qui sort des playoffs dantesques. Rien ne lui a fait peur ? Rien ne lui a fait peur.
Et VanVleet alors ? Des points de suture, une dent en moins mais des points sur la feuille non stop, une énergie et envie folle. Espérons qu’il fasse partie de l’histoire future et n’aille pas gâcher sa carrière pour un top contrat pleine d’illusions sportives qui seront sans aucune doute détruites.
Kawhi.
Ce mec est tellement spécial, vous avez sans doute lu tellement d’anecdotes sur lui, les histoires des pommes au resto avec les Spurs, sa tronche, incapable de lacher un sourire publiquement. La fin de son histoire avec Pop et sa troupe très triste et suspecte.
Et pourtant, le chemin des Finales, le chemin du titre de MVP de ces Finales, il le connaissait déjà. Le travail à fournir, il le connaissait déjà. Quand on le voit se libérer fêtant la victoire, déconnant avec Lowry, lui confiant son trophée de MVP « j’en ai déjà un, tu le mérites aussi… ». Qui n’est pas sensible à sa réussite ? Les stats parlent et le voir jouer est une régalade absolue. Son shoot au buzzer qui assassine les Sixers sur un match 7. On aurait dû le deviner à ce moment-là, le titre ne pouvait pas lui échapper. Ce niveau de vengeance est all-time.
Bien sûr, on ne peut pas parler de la victoire des Raptors sans parler de l’échec dans la course au three-peat des Warriors. La fin d’une ère pour certain, le maraboutage pour d’autres. La présence de Kevin Durant en forme sur toute la série aurait-elle permis d’éviter aux Warriors 3 défaites chez eux ? Oui… sans aucune doute. Mais il a été absent et va l’être encore plus longtemps avec cette terrible blessure qu’il ramasse lors du game 5. Kobe Bryant saura se poser en grand frère.
Les fans des Knicks pleurent, eux qui voyaient tant le duo Irving / Durant se composer tranquillement après le triplé annoncé des Warriors.
Et Thompson alors… agent libre cet été, ligament croisé du genou gauche pendant le game 6 d’un match de Finale NBA, dernier dans l’Oracle Arena. Marabout ? Oui, la fin d’une ère on vous dit… Steve Kerr n’a rien pu faire. Cousins va signer aux Lakers, Livingston va prendre sa retraite, Iguodala le suivre et dans le meilleur des cas, Steph Curry et Green seront accompagnés l’année prochaine par deux boiteux Thompson et Durant, mais out pendant tellement de mois encore… va reconstruire ça. S’ils retournent en Finales dès l’année prochaine, avec Portland qui pousse, le signal sera à entendre, enregistrer et se repasser en boucle sans aucun doute.
Maintenant, c’est la fin de saison, les vacances pour les uns, le boulot en coulisses pour beaucoup d’autres.
Quels Playoffs, quelles Finales, quel game, quel kiffe !

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